23/03/2006

Le marchand de glace

Deux jours de printemps déjà. Chants arrogants et monotones des tondeuses à gazon, cris monophoniques du marchand de glace. Ce matin, quatre factures au courrier. Au moins, le téléphone, la redevance télé, l’assurance vie privée et le GSM ne m’oublient pas. Ce sont bien les seuls qui ne m’ont pas tourné le dos en ces temps pas tentants de disette d’emploi. Disette d’emploi, dizaine d’ « amis » perdus. Ou quand les talons plaisent davantage que les pointes. Avec qui se jeter un godet et éclabousser ce printemps d’éclats de sourires ? Plutôt que resto, restes au lit.

 

Des centaines de bouteilles à la mer depuis deux ans. Que des vaguelettes de regrets postés au fil du web. Pas le temps, pas la peine, pas l’envie. La différence écarte, l’indifférence tue.

 

Spontanées, motivées, acharnées, policées, les candidatures restent, pour la plupart, en devenir. Suspendues au gré d’un clavier, la grosse touche « delete » pressée d’être pressée. Ou chiffon de papier jeté d’encre. On s’ancre dans la routine du temps qui se ressasse.  

15:10 Écrit par Stockwell | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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