04/05/2006

Des clics et des claques

Mai. Faites du Travail. Week-end calmissime. Entre cerisiers du Japon et brins de muguets. Ephémères.

 

Brabant wallon, petite ville cossue, propre et bien pensante. Mon curriculum vitae est arrivé chez cette personne. En quelques clics. De bouche à oreille : un peu sensuelle, cette démarche me charme, quelque chose de charnel. SMS, appel, courriel, je repars, espoirs sous le bras. Pas trop de candidats.

 

Petit immeuble à la dégaine négligemment bourge de ce Brabant wallon  décoré joliment.

 

Premier niveau, deuxième niveau à la dégaine étroite, bureaux embarrassés de papiers. Sempiternel rituel, je « vends » mon savoir-faire, mon expérience et ma « flamme ». Je m’adapte à la politique salariale de l’entreprise, comprenez : je n’ai aucune exigence financière particulière. Comment en aurais-je ?  Comme d’habitude, la personne en face de moi se la joue, sûre d’elle, en position de force, un brin sarcastique, désabusée, omnipotente, petit caporal. La cohorte de petits gestes et attitudes minutieusement révoltantes.

 

Retour au premier niveau. La personne me serre vaguement la main, le regard fuyant, l’attention déjà tournée volontairement vers un autre interlocuteur. Je n’existe déjà plus.

 

Cette personne ne verra manifestement pas l’utilité de descendre la dernière volée d’escaliers avec moi. Ses ultimes mots – « merci d’être venue » – aussitôt accompagnés d’une poignée de main molle me replongent dans mon cauchemar. Aujourd’hui je reçois ces deux lignes : « Ce petit mail pour vous informer que je ne pourrai donner suite à votre candidature.  Je vous souhaite bonne chance dans votre recherche d’emploi ».  

01:10 Écrit par Stockwell | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

... la route est longue! il ne faut pas perdre l'espoir. Demain, un jour, il y aura des bonnes nouvelles! Ils engagent plein "d'agents de la paix" non? et on attend toujours les 200.000 emplois promis par Guy, il est temps puisque bientot ce sera Elio le prime-minister...
Persiste et signe. Il faut de ces témoignages.
Merci de ton passage chez moi et la porte reste ouverte. Entre deux pointages, tu peux passer.
Je vous embrasse,
joE

Écrit par : joE | 09/05/2006

Dommage que la poésie ne nourrit que l'imagination. Soit dit en passant, sur le net il y a énormément de formidables blogs poétiques. quant aux promesses d'emploi on sait ce que c'est, c'est du sous emploi, mal payé, mal considéré et trop temporaire, juste bon à faire croire qu'on "diminue" le nombre des chômeurs. Continues quand même et vas donc voir les politicards de ton coin, c'est le bon moment, z'ont besoin de voix (de toutes façons tu votes pour qui tu veux dans l'isoloir...)

Écrit par : Jacques | 09/05/2006

Les commentaires sont fermés.